ELECTIONS 2006




Notre programme

- Pourquoi MGF veut que seul un médecin généraliste puisse être médecin traitant ?

Peux-on envisager, par exemple, qu'un rhumato soit le médecin traitant de ta patiente ? Crois-on qu'il va la soigner pour son infarctus, son diabète ou l'accompagner dans les souffrances en rapport avec une conjuguopathie ou des difficultés dans son travail ?

De principe et par définition, " médecin généraliste " et " Médecin Traitant " sont synonymes. Cela est inscrit dans les cinq points fondamentaux de MG France, plateforme initiale datant de bientôt 20 ans. Cela est revendiqué par toutes les organisations qui représentent peu ou prou la médecine générale et reconnu en Europe et par l'OMS qu'il s'agisse de l'enseignement, de la formation continue, de la recherche ou des étudiants.

- En quoi MGF peut-il se prévaloir de l'évolution sur la garde ?

Les nouveaux modes d'organisation de la garde, comme les maisons de garde, existent le plus souvent sur l'initiative de militants de MG France. Cela veut dire qu'il est possible de s'organiser pour ne plus être taillable et corvéable à merci, ce qui était responsable du ras le bol des confrères.

La fin de l'obligation de garde a été inscrite dans la convention généraliste en 2002 et en 2004, le triplement du forfait et l'intégration du samedi dans la permanence de soins ont été négociés par MG France. La convention unique n'a pas repris nos avancées, en supprimant notamment l'intégration du samedi dans la garde rémunérée.

Les centres de régulation de la PDS ont transformé la vie des généralistes libéraux, même si les SAMU nous voient toujours comme des boys bons pour les visites à domicile quand cela arrange. Il y a encore du travail pour faire bouger les choses, mais quand même ça a bien avancé. Il reste à régler le problème des réquisitions injustifiées.

- Et les avancées tarifaires ?

En 2005, MG France veut généraliser le C2 annuel par patient pour rémunérer les fonctions globales. De plus, le principe d'égalité de traitement doit aussi porter sur l'acte de base. Dans un premier temps, c'est notre mot d'ordre de C à 23 € tarif métropole, valeur actuelle du CS, en cotant C+MCG dès qu'il y a coordination.

A travail égal, revenu égal. Ras le bol du " 2 poids, 2 mesures " avec près de 40% de différences entre généralistes et spécialistes. Nous voulons l'égalité de revenus entre généralistes et spécialistes et la prise en compte du travail de coordination et de synthèse demandé par la réforme du médecin traitant. Cette inégalité de revenus, comme les conditions d'exercice difficiles, plombent l'attirance des jeunes vers la médecine générale, préparant une catastrophe démographique qui aggravera encore toutes nos autres difficultés. C'est le pourquoi essentiel de la revendication affichée de C à 25, 26 voir 30 si le CS passe à 30.

- Ici les relations sont bonnes entre TOUS les médecins ! Qu'est-ce qui oppose MG France aux spécialistes ?

Rien n'oppose MGF aux spécialistes.
MG France veut que les généralistes aient les moyens de leur mission complexe, exigeante et avec des amplitudes de travail plus importantes. Nous demandons simplement une égalité de traitement. C'est normal de la part du syndicat des médecins généralistes. D'ailleurs, les syndicats de médecins spécialistes sont assez grands, et ils ne s'en privent pas, pour défendre leur catégorie. Ceci avec succès puisque avec 10 heures de travail de moins par semaine en moyenne, leur rémunération est globalement de 40% supérieure.

- Qu'a donc fait MG France pour les référents depuis la nouvelle convention ?

MG France n'a pas signé une convention qui ne donne pas aux généralistes les moyens de leur mission et qui pénalise les référents, médecins traitants avant l'heure.
MG France agit pour que le dispositif Référent, et surtout que le forfait annuel pour les patients, soient généralisés à tous les médecins généralistes sous la nouvelle appellation de Médecin Traitant.

Pour autant, il est hors de question d'accepter que soit retiré le forfait référent pour ceux qui en disposent. Cette demande est légitime. Nous l'avons répétée au gouvernement et aux caisses jusqu'à ces derniers jours.
Nous allons maintenant entamer les procédures judiciaires pour faire poursuivre le versement des forfaits référents jusqu'à obtention d'un avenant de convergence acceptable et qui respecte le principe élémentaire des droits acquis.

- Gagner les élections c'est une chose, mais que compte faire MG France dans les Unions s'il gagne les élections ? Les élections dépassent aujourd'hui l'enjeu des URML : la loi de réforme de la sécu de 2004 a introduit une notion nouvelle, celle du " fait majoritaire " c'est à dire le droit à signer ou dénoncer des accords pour les organisations majoritaires ; pour les médecins, c'est la convention…. et ce pour 6 ans !

Les électeurs donnent ainsi aux syndicats un mandat de représentation.
Si les généralistes ne sont pas contents, ils peuvent l'exprimer par leur vote, pour " que ça change…. "
MG France veut donc gagner les élections, pour avoir " son mot à dire " et obliger les caisses à renégocier une convention qui colle aux préoccupations et au quotidien des MG.

Il est important d'avoir un poids important dans les Unions pour faire aboutir des projets qui améliorent la vie des généralistes au quotidien, comme cela a été fait dans quelques régions : Midi Pyrénées ou Nord avec la régulation libérale par exemple. L'étage régional, c'est l'étage du concret.
Les droits de nos consœurs en maternité seront alignés sur ceux du régime général.

- Si MG France est majoritaire dans les sections généralistes des URML, comment gèrera-t-il le fait d'être minoritaire dans les 2 sections réunies ?

Le fait d'être majoritaires chez les généralistes permet de dénoncer la convention, pour les généralistes uniquement, mais c'est d'abord cela qui nous importe.
En terme d'actions régionales, il pourra y avoir ultérieurement des alliances sur des projets généralistes qui intéressent le quotidien. Cela pourra concerner, comme c'est d'ailleurs le cas dans certaines régions, des sujets comme : régulation, organisation de la garde, démographie.

- La FPC, bof …. Les soirées labos ça nous suffit.

Il faut de tout pour faire un monde. C'est pour cela qu'à côté des soirées labo, qui parlent surtout de leurs médicaments, il faut une formation indépendante disposant de moyens publics et sans promotion de produit. Il faut aussi un financement des outils et des formateurs et une indemnisation des participants car la formation doit être intégrée dans le temps de travail.

- FPC, EPP. Tu parles, ça fait 20 ans que j'entends cela !

La FMC obligatoire est " légale " et les caisses ou les politiques en font toute une histoire, c'est vrai.
Pour autant, ce qui est important, c'est ce qui se fait sur le terrain, dans les soirées locales et dans les séminaires. 15 000 MG différents formés depuis 2001 par MG Form, ce n'est pas mal et ça plaît. Avec MG France, on pense que ça doit pouvoir durer et que ça doit même être renforcé avec plus de moyens. Ce n'est pas nécessairement l'avis des autres syndicats qui sont plutôt contre ce dispositif indemnisé, puisse t'elle être préservée !

Aujourd'hui, la nouvelle mode c'est l'EPP… là aussi il faut trouver des formes souples et adaptées à nos besoins sans embrigader les médecins dans un système unique. Pour MG France, la diversité de l'offre et la liberté de choix sont encore plus importantes dans le domaine de l'évaluation.

- Que reprocher à l'évaluation des pratiques professionnelles prise en main par les URML ?

C'est la prise en main, de type monopolistique, qui inquiète. A la clé, nous avons les craintes d'un regard sur notre exercice, avec au bout le droit d'exercer. Inquiétante surtout quand on voit que, déjà, les évaluations des généralistes par les URML peuvent être faites par des dermatologues ou autres spécialités d'organe.

Pour MG France, à chacun de choisir. Il doit y avoir plusieurs outils à disposition de nos confrères. L'EPP des unions est un des outils, il en existe d'autres grâce à l'inventivité des associations de médecins : les groupes de pairs ou groupe d'échanges de pratiques, les bilans de compétences, les outils informatique comme le VIPS…..etc.

- Moi je fais bien mon travail, je ne veux pas me prendre la tête, ni avec le malade ni avec la caisse. Le malade demande, je lui donne ; la caisse, moins tu fais de papier moins elle te contrôle.

Il est évident que tu fais bien ton travail mais la caisse contrôle, papier ou pas. Et elle contrôlera de plus en plus si on la laisse faire. C'est à nous de fixer les limites et les modalités de ces contrôles et on ne peut les limiter que si nous sommes mandatés de manière indiscutable par ton vote et celui de la majorité des confrères généralistes.
MG France se bat aussi pour refuser l'inflation bureaucratique. Le boulot des médecins c'est de soigner pas de faire des papiers.

- La CCAM, je m'en fous je ne fais que des C et des V. Le reste, j'envoie au spé ou à l'hosto.

La plupart de nos actes sont des C et des V. Il faut des choses simples et des rémunérations globales car on ne va pas couper en morceaux les gens et leurs problèmes.

Quand on voit la complexité de la CCAM actuelle, qui n'est que technique et qui ne concerne que très peu les généralistes, tu comprends pourquoi MG France ne veut pas d'usine à gaz pour la CCAM clinique en cours de préparation.
Sauf pour certains médecins (montagne, campagne) : alors pour ceux-ci, MG France se bat pour que la cotation des actes soit la plus simple possible.

Tous ensemble unis, nous allons gagner !
Coméla, nous relèv la tête.

Page d'accueil du site
Page précédente