La Médecine Générale est désormais une spécialité médicale pleine et entière, pourtant la présence d'un médecin généraliste sur tout le territoire n'est plus assurée.
Source : http://www.medsyn.fr/mgfrance/communiques/c07-04.htm
La désaffection pour l'exercice au quotidien de la médecine générale continue de développer ses effets négatifs
- absence d'attractivité pour les étudiants, refus de choisir la médecine générale à l'Examen Classant National (choix du troisième cycle de médecine générale), report des installations (âge moyen d'installation des médecins généralistes : 39 ans)
- reconversion de médecins généralistes libéraux vers des postes salariés alors que la moitié des médecins généralistes partiront à la retraite dans les dix ans.
Cette crise démographique sans précédent, pourtant prévisible, ne permet plus, à court terme, de garantir la présence d'un médecin généraliste, première condition de l'accès aux soins, dans de nombreux secteurs urbains ou ruraux.
A cette crise démographique vient s'ajouter une crise professionnelle majeure: - absence de reconnaissance de la médecine générale et de son rôle essentiel dans le système de soins.
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honoraires en berne malgré l'annonce tapageuse par les Caisses d'une hausse sur une partie de l'année 2006, avec en réalité une baisse des revenus nets sur l'année complète.
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bureaucratie exaspérante des caisses d'assurance-maladie essentiellement dirigée vers l'activité des médecins généralistes, et charges horaires de travail en hausse, responsables d'une "véritable pathologie du travail" chez les médecins généralistes.
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contournement du droit de prescription des médecins par les déremboursements massifs de médicaments de ville, la promotion d"une pseudo-automédication paravent de nouveaux déremboursements, la mise en place par voie législative de prescriptions directes par des call-centers.
Tout cela est en contradiction avec la philosophie du médecin traitant et l'intérêt des patients. D'ici quelques années, la difficulté de trouver un médecin généraliste dans un canton urbain ou rural sera la règle générale sur le territoire avec la fin des soins de proximité.
Devant cette grave crise professionnelle et démographique qui frappe la médecine générale, le comité directeur de MG-France, réuni le 25 janvier 2007, interpelle la société :
- il appelle à la poursuite du soutien au mouvement des enseignants et étudiants en médecine générale pour obtenir une véritable Filière Universitaire de Médecine Générale, dotée des postes et des moyens nécessaires.
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il appelle à l'organisation de "Journées de la Médecine Générale régionales et nationale centrées sur son apport déterminant à la distribution des soins à la population,et les menaces qui pèsent sur la pérennité à court terme de la Médecine Générale.
- il appelle à des actions en direction des assurances maladie obligatoire et complémentaire pour l'élargissement sans délai du « forfait annuel par patient du médecin traitant » à l'ensemble de la population.
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il invite les médecins généralistes reconnus médecins spécialistes à part entière, à coter sur des feuilles de soin papier, leurs actes avec la lettre-clé CS. En ce qui concerne la tarification effective, compte-tenu qu'aucun autre acte de spécialiste n'est inférieur à 28 euros, le syndicat des généralistes défendra tout confrère qui coterait comme les autres spécialistes.
MG France appelle les médecins généralistes à se réunir dans chaque canton, département ou région en intersyndicale pour mettre en œuvre ces actions décisives pour l'avenir de la médecine générale.
Martial OLIVIER-KOEHRET
Président de MG France, premier syndical des médecins généralistes