Effet de la canicule ou provocation ?
Communique de presse MG FRANCE - 1 er août 2006
Le Gouvernement maintient son aumône de 1 euro à la médecine générale au premier août.
Cette pseudo-revalorisation du C intervient en plein coeur de l’été comme si le ministre de la santé tentait de faire oublier ses déclarations de 2005 : « 2006 sera l’année de la médecine générale ? ».
Un euro après quatre ans de blocage du C cela ne compense même pas l’augmentation des charges professionnelles des médecins généralistes libéraux.
Le compte n’y est pas, alors que :
- La crise démographique menace la survie de la médecine générale : la pénibilité d’un exercice dévalorisé détourne les étudiants de la médecine générale alors que la majorité des médecins généralistes installés approchent de l’âge de la retraite et ne seront pas remplacés.
- Le différentiel de revenus entre médecins généralistes et médecins spécialistes augmente sans cesse.
- Les Caisses d’Assurance maladie accroissent la complexité et la lourdeur des tracasseries administratives.
l’accès à une médecine générale sur l’ensemble du territoire, seul garant d’un égal accès aux soins de tous les patient(e)s, ne sera bientôt plus assuré.
Majoritairement, les médecins généralistes viennent de rejeter la convention médicale de 2005,
LE GOUVERNEMENT DOIT :
- entendre les professionnels et appliquer sa propre loi adoptée en Août 2004 sur les accords majoritaires.
- Dénoncer la convention de janvier 2005 signée par CSMF et SML, syndicats minoritaires,
- aligner le C des généralistes sur le CS des spécialistes et le porter à 28 euros (remboursé 28 euros pour les patients par la sécu plus la complémentaire)
- généraliser le forfait annuel par patient à 2C pour tous les patient(e)s, en regard des tâches de coordination et de synthèse dévolues aux médecins généralistes/médecins traitants.
Face aux déficits successifs et sans cesse croissants de la sécurité sociale, y compris le déficit 2005, la seule alternative réside dans un investissement fort sur une médecine générale de proximité garantissant l’accès aux soins de qualité pour tous(tes).
Martial Olivier-Koehret
Premier Vice Président