
MG-France attend des signaux forts
pour la médecine générale d'ici le 8/07
Le président de MG-France a demandé vendredi au ministre de la Santé de "dénoncer la
convention médicale" et lui a donné jusqu'au 8 juillet pour donner des
signaux forts à la médecine générale.
"Nous voulons que des marqueurs positifs arrivent au plus tard avant le 8
juillet", date de la prochaine assemblée générale du syndicat, a déclaré
le Dr Pierre Costes, lors d'une conférence de presse, à sa sortie d'une
entrevue avec le ministre.
Parmi les signaux forts, MG-France attend
- la dénonciation de la
convention médicale
- la publication d'un arrêté reconnaissant la médecine générale
comme discipline au sein du Conseil national des universités.
- la revalorisation de la consultation à 23 euros
au 1er août" (et non 21 euros comme il est prévu)
- l'extension des rémunérations forfaitaires des médecins inscrits dans le dispositif
"médecin référent".
Au cas où il ne serait pas entendu, M. Costes a évoqué l'éventualité
d'actions "sur les tarifs" et de formes diverses de désengagement (refus
de recevoir les délégués de l'assurance maladie, boycott des réunions de
travail sur les dossier en cours, refus de la permanence des soins le
samedi-après-midi, etc.).
Opposant à la convention médicale de janvier 2005 qui a mis en place la
réforme du médecin traitant autour du parcours de soins coordonné,
MG-France est devenu, lors des élections professionnelles du 2 juin, le
premier syndicat chez les généralistes, passant devant la CSMF,
signataire de la convention.
"Je crains que le gouvernement et le ministre n'aient pas pris la
mesure de
la protestation"
du 2 juin, a confié M. Costes.
M. Costes a précisé que le ministre attendait d'avoir vu tous les
syndicats pour prendre position.
MG-France va rencontrer dans les deux semaines d'autres syndicats (entre
autres la FMF-G, le SNJMG, le SMG, Espace Généraliste, le SML et l'Unof,
branche généraliste de la CSMF) pour discuter des moyens d'actions à
mettre en oeuvre "si le processus normal du suffrage universel n'aboutit
pas"
Par ailleurs, M. Costes a "trouvé fort de café que le ministre
s'étouffe et en appelle à l'Ordre des médecins" après la parution d'une enquête qui a
révélé que 41% des médecins spécialistes refusaient de prendre en charge
les patients bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU):
le
président de MG-France estime en effet que "sa convention médicale
portait en germe les prémices de cette dérégulation".
"Nous avons toujours dit que la convention n'apportait pas de garanties
d'accès aux soins ni de remboursement (...) Le gouvernement, l'assurance
maladie et la convention organisent ce qui se passe. Ils doivent assumer",
a insisté M. Costes.
kp/ed/bg
Robert ARNAUD
Secrétaire Général de MGRéunion